Des compétitions plus accessibles en France ?!

 

Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Attention, sujet à discussion : nous attendons vos réactions ! 🙂

Et si la compétition en France devenait plus accessible ? 

Ayant eu la chance de pouvoir voyager sur différentes compétitions internationales et actuellement au Japon pendant 2 mois, nous avons eu l’occasion de pouvoir échanger, observer et comprendre le fonctionnement de certaines compétitions d’escalade à l’étranger et plus précisément sur le sol nippon, cette nation qui rafle tant de médailles sur le circuit international !

Pourquoi sont-ils si forts ? Si nombreux en Coupe du Monde ? Quels sont leurs secrets ?
2 mois ne suffiront très certainement pas à apporter toutes les réponses à nos questions… Mais aujourd’hui, nous tenons à aborder avec vous un point qui nous semble intéressant : des compétitions ouvertes à tous ! 

Qu’est-ce que cela veut dire ?

En d’autres termes : catégoriser les compétitions par niveaux (Amateur, semi-pro et pro par exemple)

Pourquoi ? Dans quel but ? 

Alban Levier - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Combien sont les grimpeurs qui n’osent pas faire de la compétition par peur de se ridiculiser ?
Combien de compétiteurs ne se sont pas sentis à leur place car le niveau est trop élevé pour eux ?
Combien de grimpeurs rêvent de se faire encourager par un public en folie ?
Combien sommes-nous à envier les finalistes lorsqu’on les encourage sur des compétitions/contest ?
Combien sommes-nous à déjà avoir été frustré car nous n’avons pas pu nous exprimer/amuser sur des blocs/voies trop difficiles ?

Le problème par chez nous, c’est que notre âme de compétiteur est trop souvent frustrée par ce manque d’accessibilité.
Se déplacer, payer une inscription, participer à une compétition et savoir pertinemment que nous n’avons que très peu de chance (voir aucune) de se qualifier pour les finales… Pourquoi ?

Vertical'Art Montigny - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Nous pouvons également citer ce phénomène très français avec tous ces jeunes prometteurs, qui une fois arrivés en senior, arrêtent la compétition car ils n’arrivent plus à s’exprimer à cause d’un palier de niveau trop élevé…

L’une des meilleures motivations reste la récompense, la fierté… Beaucoup s’entraînent dur pour progresser en escalade, sans pour autant avoir la prétention de devenir pro… Ne serait-il pas intéressant de pouvoir les récompenser en leur donnant la possibilité de s’exprimer sous une foule en délire et des spots lumineux ?

Master of Bloc 2018 in Tokyo, Japon - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Et bien au Japon, ils le font !
Amateurs, semi-pro et professionnels : à chacun sa finale !

Personne ne naît grimpeur pro et avant de le devenir, on passe forcément par la case « amateur ». C’est donc un maillon essentiel dans le processus de construction du futur grimpeur qui sera sur la première marche du podium.

Les Japonais l’ont bien compris et c’est donc pour ça que les amateurs (et semi-pro) ont également accès à des compétitions tout aussi médiatisées que les pros pour leur donner goût à la compétition, la victoire et les pousser vers le haut !

Tokyo, Japon - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

En arpentant les différentes salles de la capitale nippone, nous avons remarqué qu’il y avait un grand nombre de grimpeurs (de différents niveaux) qui s’entraînent consciencieusement. En discutant avec eux, on a très vite compris que c’est une vraie source de motivation et qu’il y a beaucoup de grimpeurs aux potentiels sous-estimés qui ont finit par se dévoiler grâce à cette accessibilité !

S’ajoute à cela le soutient des sponsors qui sont bien évidemment beaucoup plus intéressés à l’idée de devenir partenaire d’un événement mélangeant les catégories car il y a forcément plus de participants et donc plus de visibilité. Sans oublier que leur cible ne s’oriente pas sur le haut-niveau (qui sont majoritairement déjà équipés gratuitement).

Afin d’être plus explicite, nous allons prendre pour exemple une grosse compétition sur laquelle nous étions présents à Tokyo.

Nous aurions également pu prendre l’exemple d’une compétition plus connue : les Adidas Rockstars, mais nous n’avons pas eu la chance d’y assister…

Les Master of Bloc 2018

Master of Bloc 2018 in Tokyo, Japon - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Contrairement aux Adidas Rockstars qui se déroulent sur 2 jours (car plus de participants amateurs), les Masters of Bloc eux se déroulent sur une journée bien chargée !

4 catégories : 

Division A (Professionnels Hommes)
Division B (Semi pro Hommes)
Division C (Femmes)
Division D (Amateurs Hommes)

Comme vous pouvez le remarquer, ils s’adaptent et puisqu’il n’y avait pas suffisamment de compétitrices femmes, ils ont été contraints de les rassembler en une unique catégorie.

Qualifications : 

Circuit de 4 blocs (tous différents en fonction des catégories) avec 3 minutes par bloc.
Les 6 meilleurs de chaque catégorie sont directement qualifiés en finale (tout à fait possible de prévoir également des demis si le timing le permettait)

Master of Bloc 2018 in Tokyo, Japon - Photo GRIMPO by Guillaume Pellion

Finales : 

3 blocs, 4 minutes par bloc

Récompenses :

Division A : 3 500€ pour le vainqueur et lots pour le podium
Division B : 750€ pour le vainqueur et lots pour le podium
Division C : 3 500€ pour la gagnante et lots pour le podium
Division D : 250€ pour le vainqueur et lots pour le podium

Lors de l’inscription, chaque participant indique dans quelle catégorie il veut participer (sachant qu’il ne peut participer qu’à une seule catégorie).
L’isolement est le même pour tous, c’est les mêmes règles et obligations pour toutes les catégories.

Et là, certains d’entre vous vont se dire :
« Oui mais qui nous dit que le grimpeur qui devrait être en pro ne va pas s’inscrire en semi-pro et celui qui devait être en semi-pro s’inscrit en amateur pour être sûr de gagner ? » ou encore « Comment sait-on dans quel catégorie on doit s’inscrire ? »…

Avec le temps, chaque grimpeur saura naturellement dans quelle catégorie il doit/veut s’inscrire et des indications de niveaux sont présentes sur les fiches d’inscription.

Grosso modo, sur le Master of Bloc 2018, le niveau des blocs en catégories non-professionnelles :

Division D (amateur) : 6B – 6C+
Division B (semi-pro) : 7A – 7B

Il ne faut pas oublier que c’est un circuit et qu’il faut donc être capable de sortir les blocs avant la fin du chrono.

« Oui mais des amateurs qui grimpent c’est pas super intéressant ou impressionnant à voir parce que les blocs vont pas être aussi cool »

C’est là où la magie des ouvreurs opère ! Figurez-vous que c’est tout aussi agréable à regarder et on viendrait presque à se demander si ce sont vraiment des amateurs… Vous n’y croyez pas ? Et bien regardez par vous même le streaming qui suit !
Et oui, les amateurs aussi ont le droit à leur streaming !

Infos streaming :

Minute 0 à 1h08 -> Finales amateur
1h30 jusqu’à la fin de la vidéo -> Finales semi-pro

Alors, pour ou contre l’intégration de catégories dans nos compétitions ? Peut-être commencer par intégrer une seule catégorie supplémentaire ?
Cet article n’a pas pour but de refaire la scène de l’escalade française mais si cela peut ouvrir à la réflexion et motiver certains organisateurs à tenter le coup… C’est avec plaisir que nous soutiendrons le projet !

Mais ça, seule l’avenir nous le dira !

On vous laisse profiter de ces quelques images de la compétition…. Seriez-vous capable d’identifier les différentes catégories ? 😉

Photographe en escalade

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